Archives de mots clés: Tchad

Tchad : Désastre à Dourbali

La population de Dourbali, localité situé à 80 Km à l’Est de la ville de N’Djamena, vit dans un désastre suite à la pluie torrentielle qui s’est abattue le 15 juillet 2017. Cette pluie qui a duré huit heures environ a causé d’énormes dégâts. 

Des sinistrés déplaçant leurs effets

Plusieurs maisons et murs écroulés, laissant des centaines de ménages sans abris. Les habitants ont fait de leur mieux pour réduire le risque mais elle ne peut rien contre une inondation d’un mètre de profondeur surtout lorsqu’il s’agit des habitations semi-dure. Certains ont pu sauver quelques effets mais ne savent pas où les sécher. Des hommes, des femmes, enfants, des vieillards, tout le monde patauge à la recherche d’une terre ferme qui n’existe malheureusement pas.

Des sinistrés ne sachant où aller

On dénombre également  des latrines traditionnelles qui sont écroulées, complètement inondées, qui risquent d’engendrer des conséquences sanitaires. Si rien ne se fait, cette situation risque de faire plus des victimes collatérales, sans oublie une éventuelle épidémie.

Les sinistrés demandent au gouvernement et aux les bonnes volontés de voler à leur secours.

Cette localité riveraine du fleuve Chari subit presque chaque année des inondations

Tchad : Le réseau des jeunes du G5 Sahel s’agrandit

Les membres du réseau des jeunes du G5 Sahel, branche du Tchad, ont organisé une rencontre ce samedi, 15 juillet 2017, au restaurant « Le Crunch de Sabangali » à N’Djamena. Cette rencontre permis d’étendre le réseau sur d’autres régions du pays et intégrer plus de jeunes.

Après une brève présentation du réseau, les jeunes ont, tour à tour, pris la parole pour  parler de  l’intérêt de tous les jeunes à avoir une telle plate-forme pour œuvrer en faveur de la jeunesse et défendre ses droits. La paix et de la sécurité au Tchad, l’entreprenariat et l’emploi des jeunes, la scolarisation des enfants et surtout des filles, la protection de l’environnement sont entre autres les programmes dans lesquels va intervenir le réseau, commençant par la sensibilisation.

Cela a permis de rapprocher les jeunes qui ont pris part à la rencontre des jeunes des pays de G5 Sahel tenue à Bamako en juin 2017 et ceux qui ont pris part à la première rencontre de Bruxelles en juin 2016. Elle a également  permis de dissiper toute l’équivoque qui existait sur le réseau.

Bien que le réseau des jeunes de G5 Sahel soit né suite à la rencontre des jeunes organisée par l’Union Européenne en collaboration avec le Centre pour le Dialogue Humanitaire (HD) à Bruxelles, il n’est pas créé pour faire un bras-de-fer avec HD. Cependant, il peut collaborer avec HD tout en gardant son indépendance, élaborer son plan d’action, réaliser ses propres activités à travers le pays.

Alors tous les participants de Bamako et ceux de Bruxelles ont intérêt à travailler ensemble et élargir le réseau. Ainsi, il va y avoir une représentation dans chacune des cinq zones à savoir le Ouaddaï, le Borkou, le Kamen/Lac, le Moyen Chari et la ville de N’Djamena, avec une extension dans les autres régions du pays.

Etant donné que le réseau existe dans tous les pays de G5 Sahel, les jeunes du Tchad demande aux membres du réseau des autres pays de faire autant.

Tchad : Baccalauréat 2015, les candidats se sont bien préparés

Les épreuves de baccalauréat de second degré ont commencé ce lundi (8 juin 2015) sur l’ensemble du territoire national. 78 625 candidats toutes séries confondues, répartis sur 92 centres d’examen à travers le pays, composent cet examen. La plupart des candidats estiment que l’épreuve du premier jour est abordable.

Révision_Baccalauréat

Cette année, les candidats, même si ce n’est pas la totalité, se sont quand-même bien préparés. Le soir, plusieurs d’entre eux prennent leurs cahiers et se dirigent vers les rues à la recherche de la lumière, de la tranquillité et d’un air un peu frais. Individuellement ou en groupe, les élèves révisent leurs cours, font des entraînements, des exercices, se posent des questions entre eux et à tour de rôle. Ils passent la nuit sur place ou rentrent tard. Ils cherchent tous à décrocher le fameux baccalauréat, la clé pour accéder aux études supérieures.

Cette année, le baccalauréat comporte plusieurs innovations, ce qui donne plus de chance aux candidats.

  • Le candidat ne compose qu’une seule matière par jour au lieu de deux. Ce qui leur donne plus de temps pour réviser leurs cours.
  • Une deuxième session sera organisée pour les candidats qui auront une note inférieure à 10/20 et supérieure ou égale à 8,5/20.
  • Un « certificat de fin d’étude secondaire » sera délivré pour ceux qui rateront le baccalauréat après la deuxième série d’épreuves (avec une note supérieure à 8,5/20).

Ce certificat n’est ni un diplôme de baccalauréat ni son équivalant. C’est l’équivalent d’une attestation de niveau Terminale qui permettra au détenteur de déposer son dossier pour être admis à certains concours et suivre une formation technique/professionnelle, exigeant un niveau de classe Terminale. Ceci étant, les attestations de niveau Terminale qui seront délivrées par les proviseurs des lycées ne seront plus valables.

Bonne chance à toutes les candidates et à tous les candidats.

Blog : Internet, mon vrai obstacle

« Bloguer » à partir d’Abéché devient presque impossible. Le vrai problème qui se pose par rapport aux publications, c’est la connexion Internet avec un ordinateur. Elle n’existe pas. Je dirais même qu’elle n’existe plus.

ConnexionUn blog a besoin nécessairement d’être « alimenté » par des publications régulières. Malheureusement, comme vous le constatez, je passe quelquefois plusieurs jours, voire plusieurs semaines sans publier un seul article sur ce blog. Pourtant les sujets ne manquent pas. Ils sont cumulés sans être publiés et le temps passe.

A Abéché, l’une des plus grandes villes du Tchad, il n’existe qu’un seul Cybercafé dont le débit est très faible et le coût élevé. Une heure de connexion coûte mille francs CFA, et le client ne peut même pas ouvrir sa boîte mail pendant ce temps. L’autre alternative, c’est la connexion « offerte » par les téléphonies mobiles via un modem. Cette alternative aussi un coût très élevé avec une qualité très médiocre. Lorsque je me connecte avec un mode, je ne peux même pas ouvrir une page d’accueil. Alors que l’on parle de service 3G et 4G (3e génération et 4e génération). J’ai l’impression que ce service ne fonctionne que sur les téléphones portables.

Il a fallu que je vienne à Ndjamena (près de mille km) pour pouvoir en parler, pour pouvoir publier certains articles.

Un soir, j’ai appelé un grand frère qui se trouve à Bamako au Mali pour lui dire bonjour. La première question qu’il m’a posée, c’est : « Ton blog n’est plus mis à jour, pourquoi ? Ton dernier article date de plusieurs mois alors que beaucoup de choses se passent à Abéché ».
Le grand frère me fait savoir qu’à Bamako, il possède une installation Internet chez lui, avec un haut débit. Et cela ne lui coûte que 150 000 francs CFA l’année, soit 12 500 francs CFA le mois et juste un peu plus de 400 francs CFA pour toute une journée. Aux Cybercafés de Bamako, une heure de connexion – haut débit – ne coûte que 250 francs CFA.
En termes de comparaison, au Tchad une heure de connexion coûte 1 000 francs CFA ; soit près de sept fois plus  qu’une heure de connexion à Bamako. Ainsi, mon pays reste parmi les pays dont Internet est le plus cher.

Quelle est la situation dans vos villes, dans vos pays ? Les blogueurs, êtes-vous confrontés au même problème ? Comment faites-vous pour alimenter vos blogs ? Laissez un commentaire au bas de cet article s’il vous plaît.