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Tchad : Baccalauréat 2015, les candidats se sont bien préparés

Les épreuves de baccalauréat de second degré ont commencé ce lundi (8 juin 2015) sur l’ensemble du territoire national. 78 625 candidats toutes séries confondues, répartis sur 92 centres d’examen à travers le pays, composent cet examen. La plupart des candidats estiment que l’épreuve du premier jour est abordable.

Révision_Baccalauréat

Cette année, les candidats, même si ce n’est pas la totalité, se sont quand-même bien préparés. Le soir, plusieurs d’entre eux prennent leurs cahiers et se dirigent vers les rues à la recherche de la lumière, de la tranquillité et d’un air un peu frais. Individuellement ou en groupe, les élèves révisent leurs cours, font des entraînements, des exercices, se posent des questions entre eux et à tour de rôle. Ils passent la nuit sur place ou rentrent tard. Ils cherchent tous à décrocher le fameux baccalauréat, la clé pour accéder aux études supérieures.

Cette année, le baccalauréat comporte plusieurs innovations, ce qui donne plus de chance aux candidats.

  • Le candidat ne compose qu’une seule matière par jour au lieu de deux. Ce qui leur donne plus de temps pour réviser leurs cours.
  • Une deuxième session sera organisée pour les candidats qui auront une note inférieure à 10/20 et supérieure ou égale à 8,5/20.
  • Un « certificat de fin d’étude secondaire » sera délivré pour ceux qui rateront le baccalauréat après la deuxième série d’épreuves (avec une note supérieure à 8,5/20).

Ce certificat n’est ni un diplôme de baccalauréat ni son équivalant. C’est l’équivalent d’une attestation de niveau Terminale qui permettra au détenteur de déposer son dossier pour être admis à certains concours et suivre une formation technique/professionnelle, exigeant un niveau de classe Terminale. Ceci étant, les attestations de niveau Terminale qui seront délivrées par les proviseurs des lycées ne seront plus valables.

Bonne chance à toutes les candidates et à tous les candidats.

Blog : Internet, mon vrai obstacle

« Bloguer » à partir d’Abéché devient presque impossible. Le vrai problème qui se pose par rapport aux publications, c’est la connexion Internet avec un ordinateur. Elle n’existe pas. Je dirais même qu’elle n’existe plus.

ConnexionUn blog a besoin nécessairement d’être « alimenté » par des publications régulières. Malheureusement, comme vous le constatez, je passe quelquefois plusieurs jours, voire plusieurs semaines sans publier un seul article sur ce blog. Pourtant les sujets ne manquent pas. Ils sont cumulés sans être publiés et le temps passe.

A Abéché, l’une des plus grandes villes du Tchad, il n’existe qu’un seul Cybercafé dont le débit est très faible et le coût élevé. Une heure de connexion coûte mille francs CFA, et le client ne peut même pas ouvrir sa boîte mail pendant ce temps. L’autre alternative, c’est la connexion « offerte » par les téléphonies mobiles via un modem. Cette alternative aussi un coût très élevé avec une qualité très médiocre. Lorsque je me connecte avec un mode, je ne peux même pas ouvrir une page d’accueil. Alors que l’on parle de service 3G et 4G (3e génération et 4e génération). J’ai l’impression que ce service ne fonctionne que sur les téléphones portables.

Il a fallu que je vienne à Ndjamena (près de mille km) pour pouvoir en parler, pour pouvoir publier certains articles.

Un soir, j’ai appelé un grand frère qui se trouve à Bamako au Mali pour lui dire bonjour. La première question qu’il m’a posée, c’est : « Ton blog n’est plus mis à jour, pourquoi ? Ton dernier article date de plusieurs mois alors que beaucoup de choses se passent à Abéché ».
Le grand frère me fait savoir qu’à Bamako, il possède une installation Internet chez lui, avec un haut débit. Et cela ne lui coûte que 150 000 francs CFA l’année, soit 12 500 francs CFA le mois et juste un peu plus de 400 francs CFA pour toute une journée. Aux Cybercafés de Bamako, une heure de connexion – haut débit – ne coûte que 250 francs CFA.
En termes de comparaison, au Tchad une heure de connexion coûte 1 000 francs CFA ; soit près de sept fois plus  qu’une heure de connexion à Bamako. Ainsi, mon pays reste parmi les pays dont Internet est le plus cher.

Quelle est la situation dans vos villes, dans vos pays ? Les blogueurs, êtes-vous confrontés au même problème ? Comment faites-vous pour alimenter vos blogs ? Laissez un commentaire au bas de cet article s’il vous plaît.