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Tchad : L’école de la renaissance, on est encore loin.

Ecole rurale_TDSur cette photo, une école primaire dans l’un des villages d’Abéché. Jusqu’aujourd’hui l’on ne compte que 36 élèves (dont deux filles) pour toute l’école, soit en moyenne six élèves par classe. L’école comporte six salles de classe qui forment un cycle primaire complet.

Pire encore, il n’existe qu’un seul enseignant pour toute l’école. Et c’est enseignant communautaire, c’est-à-dire pris en charge par la communauté en termes de salaire, prime etc.

Armé de son courage ou plutôt contraint, l’enseignant fait de son mieux pour enseigner dans toutes les classes chaque jour. En plus de cela il assure d’administration de l’école. Pour les cours, il groupe deux niveaux dans une même salle de classe ; il donne un exercice ou une séance de lecture dans deux classes et fait cours dans le troisième, ainsi de suite. Et on attend à ce que les enfants comprennent, apprennent quelque chose et passent en classe supérieure. Ce sont les futurs cadres de demain bien attendu. « Le travail est pénible, je n’ai même pas le temps de mieux préparer le cours » se lamente l’enseignant.

La rentrée scolaire 2014 – 2015 est lancée le 1er octobre dernier sur toute l’étendue du territoire national.

On parle de la renaissance de l’école tchadienne sans créer les conditions favorables à un bon apprentissage.

Absence de l’essence à Abéché. Les usagers montent au créneau

Manif essence_AbéchéLa ville d’Abéché ne dispose pas ou très peu de l’essence. Dans toutes les stations-services de la ville, les réservoirs d’essence sont vides ne contenant aucune goutte d’essence ; l’on ne trouve que du gazoil. Certaines stations ont même fermé leurs portes.

La bouteille contenant un litre et demi d’essence se vend aujourd’hui à 4.000 francs CFA, soit 2.650 francs le litre. Hier et jusqu’à tôt ce matin, certains ont payé à 3300 francs le litre qui coûtait 700 francs CFA il y’a deux jours. Beaucoup ont garé leurs engins.

Les clandomen et les conducteurs des motos à trois roues appelées rakchas manifestent ce vendredi contre cette flambée inexplicable. Ils se regroupent devant la préfecture et la mairie d’Abéché pour exprimer leur mécontentement. Malheureusement, personne ne les a écoutés ; en tout cas, les autorités n’ont pas voulu s’exprimer sur le sujet. Et le prix de l’essence ne cesse d’augmenter.

Cette flambée survient alors que le gouverneur de la région du Ouaddaï a réuni tous les responsables des stations-services il y a 4 jours pour parler de la situation.

Les clando et les rakchas sont les seuls moyens de transport urbain dans la ville d’Abéché et ses alentours, tenant lieu de taxis.

Deux femmes accouchent un même enfant. Mystère !

Deux femmes se disputent sur un nouveau-né. Chacune déclare l’avoir accouché. Elles vivaient ensembles, toutes auraient toutes été enceintes, toutes auraient accouchés dans la même semaine. Mais il n’existe qu’un seul bébé.

En effet, l’affaire est « découverte » lorsque l’entourage de l’une des femmes lui demande de ce qu’elle a fait de sa grossesse, après avoir constaté qu’elle n’y est plus. Après une pression, la femme déclare avoir « vendu » son enfant à une autre à 50.000 francs CFA. Elle les conduit chez la présumé acheteuse. On y trouve un nouveau-né de sexe masculin mais cette dernière indique que c’est son enfant, elle l’aurait accouché à l’hôpital il y a trois jours. L’affaire est conduite au commissariat du premier arrondissement.

Pour les départager, toutes les deux femmes ont été conduites à l’hôpital pour un test. Le groupage sanguin et facture rhésus du bébé et des présumés mamans révèle un résultat identique : O+. Scandale ! Étant donné que l’hôpital n’a pas le moyen nécessaire pour faire un test ADN, l’on se fie à la présence du lait dans les mamelles des accouchées. Mais rien n’est encore clair.

Laquelle des deux est la mère de l’actuel enfant ? Où se trouve le deuxième enfant ? Pourquoi avoir vendu son propre enfant (si cela se révèle vrai) ? … Ce sont parmi tant de questions qui nécessitent des réponses. Une enquête est en cours. Affaire à suivre donc.

Incendie au marché d’Abéché

Incendie marchéUn incendie d’origine inconnue s’est déclenché ce jeudi au marché central d’Abéché, sur l’axe de l’hôpital, à côté de la boutique Airtel, non loin de la station des rakchas. Deux boutiques, quelques cabines téléphoniques ainsi que plusieurs tablettes d’essences sont partis en fumée. Aucun bilan exact n’est encore donné.

Les super pompiers des éléments éperviers basés à Abéché ont intervenus pour éteindre le feu. Ce qui a considérablement limité les dégâts.

Procès Habré: Mythe ou réalité ?

Photo: Senenews.com

Photo: Senenews.com

Une mission des chambres africaines extraordinaires a organisé à Abéché une campagne de sensibilisation dans le cadre des poursuites  des principaux responsables des crimes commis au Tchad de 1982 à 1990.

Les chambres africaines extraordinaires désignent le tribunal spécial mis sur pied au Sénégal pour le jugement de l’ancien président tchadien Hissein Habré. Le procès doit commencer dans six ou sept mois, estime la mission.

Le 8 octobre la mission a rencontré des victimes de ces crimes. Ceci dans le but de recueillir leurs témoignages afin de mieux constituer le dossier Habré, leur apporter un soutien moral et les rassurer de la tenue bientôt du procès. La mission a également organisé – le même jour – un débat public sur la question.

Elle a signifié à l’assistance qu’un tribunal spécial pour le jugement de a été mis sur pied au Sénégal : HH (comme l’appelaient les tchadiens) va donc être jugé au Sénégal. Aussi, des victimes ont été auditées, certaines ont été confrontées à Habré, des coauteurs ont été identifiés : cinq au total.

« Le procès de Hissein Habré n’est pas un mythe mais une réalité » conclue la mission.

Parlant des coauteurs ou d’éventuels complices, la mission a indiqué qu’aucune immunité n’en prévaut car il s’agit des « crimes internationaux ».

Hissein Habré est accusé des violations graves des droits humains et des crimes contre l’humanité. Selon le rapport de la commission d’enquête sur les crimes perpétrés au Tchad de 1982 à 1990, HH est accusé de la mort de plus de 40.000 morts, de torture systématique, de détournement de biens publics entre autres.