Société

Deux journalistes de rfi assassinés au Mali: Abéché rend hommage.

Photo rfi

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Deux envoyés spéciaux de la rfi (Radio France Internationale) ont été assassinés ce samedi, 02 novembre 2013 à Kidal, au Nord Mali. Ghislaine Dupont et Claude Verlon, respectivement ingénieur des sons et journaliste, ont été enlevés de leur véhicule après être ligotés, embarqués sur un véhicule Pick-up par des personnes armées. Leurs corps ont été retrouvés, un peu plus tard après, à 12 Km de Kidal. Ils sont attendus ce mardi, 05 novembre 2013 à Paris.

Ces deux journalistes ont exécutés alors qu’ils sortaient d’une interview avec une personnalité malienne. Ils ne faisaient, en effet, que leur travail.

A Abéché (Est du Tchad), les auditeurs de la rfi compatissent avec l’équipe de la radio et rendent leur hommage aux disparus. Nous vous proposons de lire quelques hommages que nous avons recueillis auprès des certaines personnes.

D.A (auditeur) : « Je suis vraiment touché par ce qui s’est passé au Mali. Un journaliste n’est pas un ennemi et ne devrait avoir des ennemis. Ghislaine que j’admire écouter n’y est plus. Paix à son âme ! »

B.A (auditeur) : « je me pose plein de questions que n’arrive pas à imaginer les réponses : Qui les a assassiné ? Pourquoi ? Qu’est-ce que les tueurs cherchent en exécutant des journalistes ? Comment les tueurs ont su que Ghislaine et Claude étaient là, en ce moment précis, dans cet endroit précis ? Est-ce qu’il n’y a pas une complicité ? Si oui, qui sont leurs complices ? Pourquoi rien n’a été fait pour les sauver ? Je ne comprends vraiment pas. Il faut répondre à toutes ces questions et condamner les auteurs. »

A.M.A (journaliste) : « Je ne comprends toujours pas pourquoi les gens s’en prennent aux journalistes. Tout ca c’est parce qu’ils disent la vérité. Un journaliste n’est pas une cible. Ce qui est arrivé à Ghislaine et à Claude peut arriver à nous tous. Et ce n’est pas normal. J’étais choqué quand j’ai appris la nouvelle. Mais cela ne nous empêche pas de continuer notre travail. Je présente mes sincères condoléances à tous les journalistes et surtout ceux de la rfi. Que leurs âmes reposent en paix et que la terre leur soit légère ! »

C.H (auditeur) : « c’est terrible. C’est vraiment terrible. Je ne sais quoi dire. C’est terrible. »

B.O (auditeur) : « les maliens confondent les choses. Au lieu de chercher à sortir de leur gouffre, ils compliquent encore la situation. L’humanité ne peut pas évoluer sans les journalistes. Ce sont eux qui nous disent ce qui se passe autour de nous. Pourquoi les assassiner ? Je veux vraiment savoir pourquoi ces journalistes ont été tués. »

D.M.B (journaliste) : « Cette nouvelle m’a bouleversé. J’ai passé une mauvaise journée ce jour-là. Ghislaine Dupont était un modèle pour moi. Je m’accrochais à ses reportages et j’essaie toujours à l’imiter. Aujourd’hui les terroristes l’ont assassiné pour rien, je ne sais sur qui sauter. Tout mon souhait est que les auteurs de cet acte ignoble soient arrêtés et punis ».  

A.M (auditeur) : « le Mali, c’est de n’importe quoi. Ghislaine et Claude, vous n’êtes pas morts pour rien. Paix à vos âmes ! Courage à tous les journalistes ! »

Se référant à la déclaration de Medellin (Colombie) de mai 2007 sur la sécurité des journalistes et la lutte contre l’impunité, nous demandons à l’État malien d’enquêter sur cet acte perpétré sur son territoire et de rechercher les auteurs de cet acte regrettable et les traduire devant le tribunal afin qu’ils soient jugés et punis.

Nous compatissons avec les familles respectives de Ghislaine Dupont et Claude Verlon et avec toute l’équipe de rfi, de ces auditeurs et des journalistes du monde entier.

Ghislaine, Claude, vous êtes des martyres ; paix à vos âmes !

vous pouvez, vous aussi, leur rendre hommage sur la partie commentaire de cet article.

Au Tchad les jeunes identifient leurs besoins prioritaires

Une première au Tchad, les jeunes ont présenté ce vendredi, 25 octobre 2013 au Cefod (Centre d’études et de formation pour le développement) à Ndjamena, un « cahier de doléances ». C’est un document qui recensent leurs besoins prioritaires dans le domaine éducatif, social, économique, culturel et politique ; et des propositions afin de répondre à ces besoins.

Cahier_de_doléancesLe document a été présenté officiellement ce vendredi, 25 octobre 2013 au  Cefod (Centre d’études et de formation pour le développement) à Ndjamena. Pour le ministre de la Jeunesse et des Sports ce travail vient renforcer les travaux de finalisation de la politique nationale de la jeunesse qui sont en cours.  Adoum Forteye affirme aussi que « les doléances formulées par les jeunes vont être « minutieusement étudiées et intégrées dans la mise en œuvre des activités en faveur de la jeunesse ». Il appelle enfin les jeunes à saisir les opportunités pour œuvrer efficacement au développement du pays.

A travers ce « cahier de doléances », les jeunes Tchadiens souhaitent faire connaître leurs besoins prioritaires. Ils entendent aussi être soutenus par les pouvoir publics et  revendiquent une participation active au processus de décisions  autour des problèmes les concernant.

D’ores et déjà,  des représentants des associations de jeunes ont formé des groupes et ont discuté sur chacun des thèmes en identifiant les besoins et proposant des solutions. Le même travail a été réalisé à Ndjamena et aussi dans d’autres villes du pays. C’est un travail qui mobilisé 128 associations de jeunes dans 13 villes.

S’adressant au pouvoir public, les jeunes recommandent, entre autres, ce qui suit :

  • améliorer la qualité de l’enseignement, assurer la scolarisation pour tous les enfants tchadiens ; construire et équiper des centres de formation professionnelle ;
  • réduire le taux de chômage des jeunes et créer un environnement des affaires favorables à l’initiative privée des jeunes ;
  • assurer l’accès à des soins de qualité pour tous et appliquer la loi relative à la gratuité des soins d’urgence ;
  • garantir l’égalité de tous les citoyens tchadiens devant la loi et respecter et faire respecter les engagements internationaux et régionaux de l’État ;
  • assurer l’épanouissement intellectuel, culturel et sportif des jeunes et mettre en œuvre une véritable politique de valorisation de la culture tchadienne.

Les jeunes ayant participé à ce travail de réflexion s’engagent à vulgariser le cahier de doléances auprès des institutions nationales et autres partenaires.  Ils vont également  mener des actions de sensibilisation et de formation au profit des jeunes afin que ce document serve la cause de la jeunesse dans la pays.

Ce document a été réalisé grâce à l’appui technique de l’Association action des partenaires pour l’appui au développement (Apad), dans le cadre de son projet « Jeunes artisans d’une nouvelle citoyenneté au Tchad ».

Il est à signaler que la jeunesse tchadienne représentant 53 % de la population. Confrontée au sous-emploi, chômage et à la pauvreté, cette catégorie veut aujourd’hui s’en sortir et n’attend qu’un coup de main.

Abéché : Tentative de braquage d’une banque en plein jour.

La Banque Commercial du Chari (BCC) d’Abéché a été victime d’une tentative de braquage ce 24.10.2013. Un agent de sécurité a été abattu.

Siège de la BCC à Abéché

Siège de la BCC à Abéché

Quatre personnes armées ont fait irruption, aux environs de 15heures, dans l’enceinte de la BCC d’Abéché. Selon le caissier de cette banque, les braqueurs sont entrés comme étant des clients, se sont dirigés vers lui, et après quelques discussions, l’ont menacé avec des armes à feu. « L’un deux a une kalachnikov et l’autre a sorti un pistolet, m’a donné un coup sur la tête et m’a menacé de mort si je bouge. L’autre est entré à la caisse avec un sac et est sorti après un moment, les deux autres l’ont suivi laissant le dernier avec moi ». déclare le caissier.

Le caissier a pu maîtriser son adversaire et l’a enfermé dans l’une des pièces de la banque en attendant l’arrivée du secours.

Les trois autres braqueurs ont pris fuite après avoir abattu l’agent de sécurité. (Le caissier dit qu’il ne connait pas ce qui les a amenés à sortir de la banque, et moi non plus).

L’un des présumés braqueurs était arrêté, ce qui aurait conduit à l’arrestation des deux autres.

Selon des sources non vérifiées, les braqueurs seraient de N’Djamena pour la circonstance.

Une enquête est ouverte afin de retrouver ces complices. La BCC est en attendant fermée.

De « Hassan’s Blog » à « Ouara Online »

Votre blog « Hassan’s Blog » change de titre. Il devient désormais « Ouara Online » mais conserve toujours son adresse http://hassanabc.blogspot.com et son contenu.

Logo du blog Ouara Online

Logo du blog Ouara Online

Les raisons :

Pour être insère, début 2009 quand j’avais créé le blog après avoir suivi une formation en blogging à Paris, je n’avais pas trop d’expérience en la matière et pour ne pas beaucoup tarder j’ai titré mon blog « Hassan’s Blog » (le blog de Hassan). Après, je me suis rendu compte que cela ne veut rien dire, bien que ce n’est pas si mauvais non plus.

Il est donc question de changer le nom ; de trouver un titre qui rime, qui exprime quelque chose… Mais lequel ? C’est la question dont la réponse a pris des moins avant de venir. Après une multitude de propositions, c’est finalement celui affiché actuellement qui est retenu et devient désormais le titre de ce blog : « Ouara Online ».

D’autre part, je suis arrivé à confectionner un logo afin de rendre plus visible et professionnel le blog.

Le blog a changé de titre et d’apparence mais l’adresse reste la même : http://hassanabc.blogspot.com. Nous avons préféré garder la même adresse dans le seul but de ne pas vous perdre, chers lecteurs et lectrices, et de ne pas vous laisser vous perdre, car nous constituons déjà une famille. Restons en contact !

IMPORTANT : N’hésitez pas à réagir aux différentes publications (commentaires) et à nous écrire si vous avez des remarques, suggestions. Nous les considérerons avec plaisir.

Ouara en bref :

Ouara c’est l’un des 3 départements de la région du Ouaddaï (Tchad). C’est le nom de l’ancienne capitale du royaume de Ouaddaï, situé à environ 60 km au nord-ouest de l’actuelle capitale Abéché. C’est une cité historique et touristique qui reste une référence dans l’histoire du Tchad en général et de la région du Ouaddaï en particulier ; d’ailleurs du grand Ouaddaï, le Ouaddaï géographique qui occupait la plus grande partie de l’Est.

« Ouara Online » mettra donc en ligne des informations et actualités sur tout l’Est du Tchad (le grand Ouaddaï), en s’intéressant aussi aux actualités sur le tout le territoire.

Contact : aboulhouss@yahoo.fr

Abéché : Un réseau de bandits démantelé.

La police d’Abéché traque les vendeurs illicites des téléphones portables. Des policiers ont pris d’assaut ce samedi une partie du marché central d’Abéché. Il s’agit des installations sur l’axe menant à l’hôpital, non loin du stationnement des rakcha. C’est le « marché 5 minutes ». 5 minutes parce que tout se passe en 5 minutes maximum. Certains le nomme « tout le monde débout ».

Marché 5 minutes démantelé.

Marché 5 minutes démantelé.

Selon le commissaire de la police, ce lieu regorge des bandits de toute sorte. Il est devenu un milieu de vente des téléphones volés, d’échange de pièces des motos volées. et de vente de stupéfiant appelé communément tramol.  « Un téléphone de 200.000 FCFA est vendu à moins de 20.000 FCFA dans ce marché. Tous sont des voleurs, receleurs et intermédiaires » Précise le commissaire.

Il ajoute qu’ils ont trouvé des dizaines de cadres de moto et des moteurs, sans compter les autres pièces détachées. Des motos de différentes marques. certains de ces trafiquants ont été arrêtés et leurs produits saisis.

Le maire 3ème adjoint de la ville d’Abéché apprécie cette initiative qui a permis de « démanteler le réseau le plus dangereux du marché », déclarant que ce marché dit 5 minutes n’est pas reconnu par la maire et donc n’existe pas. Il se dit prêt à collaborer avec la police afin de renforcer la sécurité au niveau du marché, et cela en tout temps.

« Des policiers seront mis à la disposition du directeur du marché et des patrouilles seront effectuées pour démanteler tout réseau de malfaiteurs et assurer une meilleure sécurité au marché » conclue le commissaire.