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Deux femmes accouchent un même enfant. Mystère !

Deux femmes se disputent sur un nouveau-né. Chacune déclare l’avoir accouché. Elles vivaient ensembles, toutes auraient toutes été enceintes, toutes auraient accouchés dans la même semaine. Mais il n’existe qu’un seul bébé.

En effet, l’affaire est « découverte » lorsque l’entourage de l’une des femmes lui demande de ce qu’elle a fait de sa grossesse, après avoir constaté qu’elle n’y est plus. Après une pression, la femme déclare avoir « vendu » son enfant à une autre à 50.000 francs CFA. Elle les conduit chez la présumé acheteuse. On y trouve un nouveau-né de sexe masculin mais cette dernière indique que c’est son enfant, elle l’aurait accouché à l’hôpital il y a trois jours. L’affaire est conduite au commissariat du premier arrondissement.

Pour les départager, toutes les deux femmes ont été conduites à l’hôpital pour un test. Le groupage sanguin et facture rhésus du bébé et des présumés mamans révèle un résultat identique : O+. Scandale ! Étant donné que l’hôpital n’a pas le moyen nécessaire pour faire un test ADN, l’on se fie à la présence du lait dans les mamelles des accouchées. Mais rien n’est encore clair.

Laquelle des deux est la mère de l’actuel enfant ? Où se trouve le deuxième enfant ? Pourquoi avoir vendu son propre enfant (si cela se révèle vrai) ? … Ce sont parmi tant de questions qui nécessitent des réponses. Une enquête est en cours. Affaire à suivre donc.

Incendie au marché d’Abéché

Incendie marchéUn incendie d’origine inconnue s’est déclenché ce jeudi au marché central d’Abéché, sur l’axe de l’hôpital, à côté de la boutique Airtel, non loin de la station des rakchas. Deux boutiques, quelques cabines téléphoniques ainsi que plusieurs tablettes d’essences sont partis en fumée. Aucun bilan exact n’est encore donné.

Les super pompiers des éléments éperviers basés à Abéché ont intervenus pour éteindre le feu. Ce qui a considérablement limité les dégâts.

Procès Habré: Mythe ou réalité ?

Photo: Senenews.com

Photo: Senenews.com

Une mission des chambres africaines extraordinaires a organisé à Abéché une campagne de sensibilisation dans le cadre des poursuites  des principaux responsables des crimes commis au Tchad de 1982 à 1990.

Les chambres africaines extraordinaires désignent le tribunal spécial mis sur pied au Sénégal pour le jugement de l’ancien président tchadien Hissein Habré. Le procès doit commencer dans six ou sept mois, estime la mission.

Le 8 octobre la mission a rencontré des victimes de ces crimes. Ceci dans le but de recueillir leurs témoignages afin de mieux constituer le dossier Habré, leur apporter un soutien moral et les rassurer de la tenue bientôt du procès. La mission a également organisé – le même jour – un débat public sur la question.

Elle a signifié à l’assistance qu’un tribunal spécial pour le jugement de a été mis sur pied au Sénégal : HH (comme l’appelaient les tchadiens) va donc être jugé au Sénégal. Aussi, des victimes ont été auditées, certaines ont été confrontées à Habré, des coauteurs ont été identifiés : cinq au total.

« Le procès de Hissein Habré n’est pas un mythe mais une réalité » conclue la mission.

Parlant des coauteurs ou d’éventuels complices, la mission a indiqué qu’aucune immunité n’en prévaut car il s’agit des « crimes internationaux ».

Hissein Habré est accusé des violations graves des droits humains et des crimes contre l’humanité. Selon le rapport de la commission d’enquête sur les crimes perpétrés au Tchad de 1982 à 1990, HH est accusé de la mort de plus de 40.000 morts, de torture systématique, de détournement de biens publics entre autres.

Abéché: Tabaski au rythme de la culture.

manif tabaski-AbéchéA Abéché, le fête de Tabaski se déroule au rythme de la culture. L’Association Culturelle « Étoile des Jeunes » organise depuis samedi, premier jour de la fête, des manifestations culturelles à la maison de la culture Alhadj Ahmad PECOS d’Abéché.

Des pièces de théâtre, des danses et des interprétations musicales sont présentées tous les jours de 16heures à 18heures. Dix groupes de danse sont entrés en compétitions et les meilleurs seront primés. La maison de la culture est ainsi le seul lieu de distraction dans la ville, à part les jeux de carte et de pétanque. Les spectateurs sont nombreux, certains viennent pour applaudir leurs camarades ou pour apprendre quelque chose, d’autres viennent juste pour se distraire. Rien de mal dans tous les cas.

Pour les organisateurs, cela favorise le brassage entre les jeunes d’une part et contribue à la promotion de la culture d’autre part. Les manifestations durent quatre jours.

Pénurie de carburant à Abéché

Le litre d’essence qui se vendait à 500 francs CFA il y a une semaine coûte aujourd’hui 900 francs CFA, soit une augmentation de près de 100%. Avec tout ça il est difficile d’en trouver.

Il est vingt heure et trente minutes quand j’ai fait mon entrée à Abéché. Je venais d’Amleyouna, localité située à 60 Km à l’Est d’Abéché. C’était le vendredi, la veille de l’Aïd-El-Adha Almoubarak ou fête de Tabaski. Je voulais alors faire le plein de ma moto à la station de service de l’entrée de la ville comme j’en avais l’habitude ; mais je suis surpris : il n’y a pas d’essence. Je fais alors le tour de la ville à la cherche d’essence mais en vain. Pas parce qu’il faisait nuit mais c’est parce qu’il n’y en a pas.

Il a fallu le lendemain pour que je trouve de l’essence et à 900 francs CFA le litre au lieu de 500 francs CFA. Deuxième surprise. Les clients font la queue par ordre d’arrivée et je suis resté près d’un quart d’heure avant d’être servi.

Cette pénurie a fait que le transport en milieu urbain est devenu cher. Le coût est passé du simple au double. Certaines personnes auraient même garé leurs engins.

Le Société Nationale d’Electricité ne fonctionne pas également et les responsables évoquent, eux aussi, le manque de carburant. Bizarre !

Malgré qu’il soit un pays pétrolier et disposant d’une raffinerie qui produit plusieurs barils d’essence par jour, le Tchad n’arrive même pas à satisfaire la population en matière de carburant. Des sources indiquent que 40 citernes d’essence sortent de la raffinerie de Djarmaya tous les jours. Beaucoup se demandent de la gestion de ces ressources mais ils sont restés à leur soif.