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Tchad : Le réseau des jeunes du G5 Sahel s’agrandit

Les membres du réseau des jeunes du G5 Sahel, branche du Tchad, ont organisé une rencontre ce samedi, 15 juillet 2017, au restaurant « Le Crunch de Sabangali » à N’Djamena. Cette rencontre permis d’étendre le réseau sur d’autres régions du pays et intégrer plus de jeunes.

Après une brève présentation du réseau, les jeunes ont, tour à tour, pris la parole pour  parler de  l’intérêt de tous les jeunes à avoir une telle plate-forme pour œuvrer en faveur de la jeunesse et défendre ses droits. La paix et de la sécurité au Tchad, l’entreprenariat et l’emploi des jeunes, la scolarisation des enfants et surtout des filles, la protection de l’environnement sont entre autres les programmes dans lesquels va intervenir le réseau, commençant par la sensibilisation.

Cela a permis de rapprocher les jeunes qui ont pris part à la rencontre des jeunes des pays de G5 Sahel tenue à Bamako en juin 2017 et ceux qui ont pris part à la première rencontre de Bruxelles en juin 2016. Elle a également  permis de dissiper toute l’équivoque qui existait sur le réseau.

Bien que le réseau des jeunes de G5 Sahel soit né suite à la rencontre des jeunes organisée par l’Union Européenne en collaboration avec le Centre pour le Dialogue Humanitaire (HD) à Bruxelles, il n’est pas créé pour faire un bras-de-fer avec HD. Cependant, il peut collaborer avec HD tout en gardant son indépendance, élaborer son plan d’action, réaliser ses propres activités à travers le pays.

Alors tous les participants de Bamako et ceux de Bruxelles ont intérêt à travailler ensemble et élargir le réseau. Ainsi, il va y avoir une représentation dans chacune des cinq zones à savoir le Ouaddaï, le Borkou, le Kamen/Lac, le Moyen Chari et la ville de N’Djamena, avec une extension dans les autres régions du pays.

Etant donné que le réseau existe dans tous les pays de G5 Sahel, les jeunes du Tchad demande aux membres du réseau des autres pays de faire autant.

Tchad/Jeunesse: Restitution des travaux de G5 Sahel

Les jeunes tchadiens ayant participé à la rencontre des jeunes du G5 Sahel tenue à Bamako du 03 au 06 juin dernier ont restitué les travaux aux autres jeunes et aux autorités ce jeudi. C’était lors d’un atelier organisé du 12 au 13 juillet 2017, au Mercure Hôtel à N’Djamena.

Durant deux jours de travaux, les jeunes venus de cinq zones du projet à savoir le Ouaddaï, le Borkou, le Lac/Kanem, le Moyen Chari et la ville de N’Djamena ont passé en revue les défis et les solutions proposées par rapport aux thématiques qui touchent directement les jeunes tchadiens et ceux de l’ensemble de pays de G5 Sahel. Ces thématiques ressortent des discussions engagées avec les jeunes lors de la rencontre de Bakara au Tchad du 25 au 27 mai 2017 et celle du Bamako, au Mali. C’était donc une restitution à deux niveaux.

A Bakara comme au Mali, les thématiques abordées sont liées à l’éducation et la formation professionnelle, aux opportunités économiques et emploi des jeunes, à la participation citoyennes, et à la paix et la sécurité.

Concernant l’éducation et la formation professionnelle, il a été recommandé entre autre le renforcement de l’enseignement primaire de qualité et du niveau des élèves en organisant des cours de soutien par exemple, la création des centres de formation pour le renforcement des capacités des jeunes, la création des écoles de seconde chance pour offrir aux jeunes n’ayant subis aucun cursus scolaire ou eux ayant abandonné l’école très tôt, la répartition équilibrée des enseignants notamment dans les zones rurales, la lutte contre la corruption en milieu scolaire, la promotion la culture de l’excellence…

Par rapport aux opportunités économiques, les jeunes ont recommandé de l’allégement fiscale pour les jeunes entrepreneurs, la valorisation du potentiel d’emploi en milieu rural, l’éducation des jeunes à entreprendre dès le jeune âge, la promotion et la création des centres incubateurs afin d’améliorer le transfert de compétence et de favoriser l’insertion socioprofessionnelle des jeunes de la diaspora désireux de rentrer aux pays, et la mise en place des structures de formation, d’accompagné et d’orientation des jeunes, l’orientation et l’appui aux promoteurs du secteur informel…

Touchant le thème lié à la paix et la sécurité, les jeunes ont proposé l’organisation et le renforcement des activités culturelles organisées dans la région, la réaction et revitalisation des espaces d’animation pour les jeunes, de lutter contre la dégradation de l’environnement, la création d’un espace de dialogue entre les jeunes et les forces de défense et de sécurité, la transparence dans la gestion de la chose publique, la prise en compte des couches vulnérables, la sensibilisation des jeunes aux techniques d’adaptation aux changements climatiques…

Etaient présents à la rencontre les représentants du Ministère de l’Education Nationale et de la Promotion Civique, de l’Office National pour la Promotion de l’Emploi (ONAPE), de l’Union Européenne, du G5 Sahel et du FOSAP.

Ce rendez-vous a donc permis aux représentants des institutions de rencontrer les jeunes des différentes régions du pays, les écouter, comprendre leurs préoccupations, discuter avec les eux afin d’adapter leurs programmes en fonction des besoins de la jeunesse. C’était donc un échange entre les jeunes et les institutions, dans un dialogue important.

MALHEUREUSEMENT, LE MINISTERE DE LA JEUNESSE N’A VOULU ENVOYER AUCUN REPRESENTANT A CETTE RENCONTRE DES JEUNES. POURTANT, C’EST LE MINISTERE LE PLUS CONCERNÉ PAR LE PROJET. IL SEMBLE QUE TOUT LE PERSONNEL DU MINISTERE, DU MINISTRE AU PLANTON, EST INVITE A UNE RENCONTRE ; DONC IL N’Y A PAS DU TEMPS POUR LES JEUNES.

Toutefois, tout semble croire que la synthèse des travaux sera envoyée au ministère. Reste à savoir s’ils auront le temps d’au moins la LIRE.

Pénurie d’eau à Abéché, quelle solution ?

Le problème d’eau dans la ville d’Abéché sera bientôt résolu. Lors de sa visite, le chef de l’Etat a fait une descente à Biteha, 35 Kilomètres au Sud d’Abéché sur la route de Goz Beida, pour constater de visu les installations du château qui alimente la population d’Abéché en eau potable.

Installé en 1994 grâce à la coopération Tchado-Allemande, ce château est le seul qui alimente la ville. Selon les techniciens, ce château qui était prévu initialement pour une population estimée à environ 50.000 habitants ne peut plus satisfaire cette population car elle a presque quadruplée à nos jours. Les vannes installées sont de petit calibre et ne répondent donc plus aux besoins de la population. En plus, plusieurs puits d’eau ont été détruits, emportés par le ouadi ainsi que certaines pièces ont été abimées.

Une étude minutieuse sera effectuée dans les jours à venir afin d’identifier les mauvaises pièces et les remplacer. Ce qui va, à mon avis, résoudre le problème à moitié. Ce problème qui survient chaque année à la même période. Je pense que la solution adéquate serait l’installation d’un autre château ainsi que d’autres vannes supplémentaires. En tout cas, l’avenir nous renseignera plus.

Idriss Deby visite Abéché, une ville assoiffée

IDILe Président de la République Idriss Deby ITNO se trouve à Abéché depuis ce vendredi. Il a été accueilli à l’aéroport d’Abéché par le gouverneur de la région du Ouaddaï Abbadi Saïr, entouré de ses proches collaborateurs, en occurrence le sultan du Dar Ouaddaï Mahamat OUARA II et le maire de la ville d’Abéché Mahamat Saleh Ahmad. Le chef de l’Etat a également bénéficié d’un accueil chaleureux de la part de la population, alignée tout au long de son trajet.

Cette population, apparemment joyeuse, chantant et applaudissant son président, souffre intérieurement. Elle souffre entre autres de pénurie du carburant, de la coupure intempestive de l’électricité, de la cherté de vie, et surtout du manque d’une denrée vitale : l’eau potable. La vie de cette population est menacée car l’eau c’est la vie. Plusieurs promesses ont été faites pour résoudre ce problème mais rien n’est fait concrètement jusqu’aujourd’hui. La population d’Abéché a presque perdu l’espoir disant toujours qu’il n’y a pas une volonté politique pour résoudre ce problème qui perdure depuis une décennie. Le chef de l’Etat en est conscient. Je ne sais par quel moyen il l’a appris mais il sait tout. Certainement pas à travers l’Assemblée Nationale parce que, je pense, aucun élu du peuple Abéchois n’a soulevé le problème. Il l’a peut-être appris à travers les médias. Pourquoi pas à travers ce blog ?

De toutes les façons, la population d’Abéché attend beaucoup de cette visite qui vient après un an. Notamment une solution idoine et à long terme au problème d’eau.

Muhammadu Buhari au Tchad.

AFB_IMG_1433422620924près le Niger, le nouveau Président de la République Fédérale du Nigeria a rendu visite ce jeudi, 4 juin 2015, à son homologue tchadien. Muhammadu Buhari et Idriss Deby ITNO ont eu des entretiens portant particulièrement sur la situation sécuritaire dans la sous-région.

Le président nigérian qui a prêté serment il y a quelques jours a déclaré que sa priorité reste la sécurité du Nigeria en proie à la secte Boko Haram. Il s’est engagé à mobiliser tous les moyens pour venir à bout de ses terroristes. Pour y arriver, il demande la collaboration de tous les pays et surtout celle du Tchad, partenaire incontournable sans lequel l’éradication de Boko Haram serait difficile, voire impossible.

Pour le chef de l’Etat tchadien, l’insécurité perpétrée par la secte Boko Haram dans la sous-région a affecté considérablement l’économie du Tchad. En effet, le Nigeria, premier pays producteur du pétrole d’Afrique, est le premier partenaire commercial du Tchad dans la sous-région. Plus de 50 des importations se font vers le Nigéria ou via le Nigéria. Boko Haram

Le chef de l’Etat Tchadien réitère donc son engagement à soutenir le Nigéria dans lutte ses terroristes qu’il qualifié à des « coupeurs des têtes ». «  Le Tchad demeure aux côtés du Nigéria et est disposé à lui apporter tout son soutien pour le maintien de la paix et de la sécurité dans ce pays frère » rassure-t-il. Idriss Deby ITNO demande par ailleurs à la communauté internationale d’accompagner par tous les moyens les efforts déployés par les pays de la sous-région afin d’éradiquer la secte Boko Haram.