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Hassan Abdoulaye

Hassan Abdoulaye Hassan, Tchadien, journaliste dans une radio communautaire, artiste-comédien, promoteur culturel, Infirmier Diplômé de l'État.

Pénurie d’eau à Abéché, quelle solution ?

Le problème d’eau dans la ville d’Abéché sera bientôt résolu. Lors de sa visite, le chef de l’Etat a fait une descente à Biteha, 35 Kilomètres au Sud d’Abéché sur la route de Goz Beida, pour constater de visu les installations du château qui alimente la population d’Abéché en eau potable.

Installé en 1994 grâce à la coopération Tchado-Allemande, ce château est le seul qui alimente la ville. Selon les techniciens, ce château qui était prévu initialement pour une population estimée à environ 50.000 habitants ne peut plus satisfaire cette population car elle a presque quadruplée à nos jours. Les vannes installées sont de petit calibre et ne répondent donc plus aux besoins de la population. En plus, plusieurs puits d’eau ont été détruits, emportés par le ouadi ainsi que certaines pièces ont été abimées.

Une étude minutieuse sera effectuée dans les jours à venir afin d’identifier les mauvaises pièces et les remplacer. Ce qui va, à mon avis, résoudre le problème à moitié. Ce problème qui survient chaque année à la même période. Je pense que la solution adéquate serait l’installation d’un autre château ainsi que d’autres vannes supplémentaires. En tout cas, l’avenir nous renseignera plus.

Idriss Deby visite Abéché, une ville assoiffée

IDILe Président de la République Idriss Deby ITNO se trouve à Abéché depuis ce vendredi. Il a été accueilli à l’aéroport d’Abéché par le gouverneur de la région du Ouaddaï Abbadi Saïr, entouré de ses proches collaborateurs, en occurrence le sultan du Dar Ouaddaï Mahamat OUARA II et le maire de la ville d’Abéché Mahamat Saleh Ahmad. Le chef de l’Etat a également bénéficié d’un accueil chaleureux de la part de la population, alignée tout au long de son trajet.

Cette population, apparemment joyeuse, chantant et applaudissant son président, souffre intérieurement. Elle souffre entre autres de pénurie du carburant, de la coupure intempestive de l’électricité, de la cherté de vie, et surtout du manque d’une denrée vitale : l’eau potable. La vie de cette population est menacée car l’eau c’est la vie. Plusieurs promesses ont été faites pour résoudre ce problème mais rien n’est fait concrètement jusqu’aujourd’hui. La population d’Abéché a presque perdu l’espoir disant toujours qu’il n’y a pas une volonté politique pour résoudre ce problème qui perdure depuis une décennie. Le chef de l’Etat en est conscient. Je ne sais par quel moyen il l’a appris mais il sait tout. Certainement pas à travers l’Assemblée Nationale parce que, je pense, aucun élu du peuple Abéchois n’a soulevé le problème. Il l’a peut-être appris à travers les médias. Pourquoi pas à travers ce blog ?

De toutes les façons, la population d’Abéché attend beaucoup de cette visite qui vient après un an. Notamment une solution idoine et à long terme au problème d’eau.

Muhammadu Buhari au Tchad.

AFB_IMG_1433422620924près le Niger, le nouveau Président de la République Fédérale du Nigeria a rendu visite ce jeudi, 4 juin 2015, à son homologue tchadien. Muhammadu Buhari et Idriss Deby ITNO ont eu des entretiens portant particulièrement sur la situation sécuritaire dans la sous-région.

Le président nigérian qui a prêté serment il y a quelques jours a déclaré que sa priorité reste la sécurité du Nigeria en proie à la secte Boko Haram. Il s’est engagé à mobiliser tous les moyens pour venir à bout de ses terroristes. Pour y arriver, il demande la collaboration de tous les pays et surtout celle du Tchad, partenaire incontournable sans lequel l’éradication de Boko Haram serait difficile, voire impossible.

Pour le chef de l’Etat tchadien, l’insécurité perpétrée par la secte Boko Haram dans la sous-région a affecté considérablement l’économie du Tchad. En effet, le Nigeria, premier pays producteur du pétrole d’Afrique, est le premier partenaire commercial du Tchad dans la sous-région. Plus de 50 des importations se font vers le Nigéria ou via le Nigéria. Boko Haram

Le chef de l’Etat Tchadien réitère donc son engagement à soutenir le Nigéria dans lutte ses terroristes qu’il qualifié à des « coupeurs des têtes ». «  Le Tchad demeure aux côtés du Nigéria et est disposé à lui apporter tout son soutien pour le maintien de la paix et de la sécurité dans ce pays frère » rassure-t-il. Idriss Deby ITNO demande par ailleurs à la communauté internationale d’accompagner par tous les moyens les efforts déployés par les pays de la sous-région afin d’éradiquer la secte Boko Haram.

Pénurie d’eau à Abéché

Dans plusieurs quartiers les robinets ne coulent pas. La Société Tchadienne des Eaux (STE) n’arrive pas à satisfaire la population. Et cela arrive, malheureusement, au moment où la population a plus besoin d’eau car la chaleur est accablante. Il fait entre 38 et 40°Celsius.

Des colporteurs attendant être servis

Des colporteurs attendant être servis

Je passe devant un point de vente d’eau dans un quartier du 3ème arrondissement. Sous une chaleur perçante, une cinquantaine de colporteurs d’eau, certains assis à même le sol, d’autres debout sous le soleil à côté de leurs poussepousses. Tout le monde attend son tour pour remplir ses bidons (on compte dix bidons de vingt litre sur chaque poussepousse). Parmi eux, les clients en majorité des femmes, discutent le prix. A côté, un monsieur, assis sur une natte et tenant un cahier, enregistre chaque colporteur ayant rempli ses bidons, selon un numéro attribué à chacun.

Beaucoup me disent qu’ils ne font que deux, au trop trois voyages pendant toute la journée. Ils attendent environ trois du temps pour que leur tour arrive. Ils sont nombreux et la pression de l’eau est très faible.

L’eau c’est la vie. Nul ne peut vivre, ni rien ne peut se faire sans cette denrée vitale. Mais la population d’Abéché a du mal à s’en procurer. Comme les robinets ne coulent pas ou presque, les personnes qui ont des véhicules partent chercher l’eau à près de dix Km à la sortie sud d’Abéché, sur la route de Goz Beida. Ceux qui n’en ont pas comme moi se voient dans l’obligation d’acheter un bidon de vingt (20) litres d’eau entre 200 et 250 francs CFA en fonction des quartiers. Certains en ont même acheté à 300 francs CFA. (Un bidon de 20 litres se vendait à 25 francs CFA il y a deux semaines). Une partie de la population, je dirais même la plupart, s’est déversée sur les eaux des puits avec tout le risque que ces eaux sont susceptibles d’engendrer. L’on peut citer en premier lieu les maladies diarrhéiques, surtout chez les petits enfants.

La situation persiste est aucune solution n’est envisageable pour le moment selon le responsable de la STE. La population souffre et crie SOS mais personne ne l’écoute. On dirait qu’il n’y a pas une volonté politique pour résoudre ce problème capital. Ne sachant à quel Saint se vouer, elle se demande – comme moi aussi d’ailleurs – ce que font leurs élus (ou plutôt nos élus), les soi-disant élus du peuples, pointant du doigt les députés.

Blog : Internet, mon vrai obstacle

« Bloguer » à partir d’Abéché devient presque impossible. Le vrai problème qui se pose par rapport aux publications, c’est la connexion Internet avec un ordinateur. Elle n’existe pas. Je dirais même qu’elle n’existe plus.

ConnexionUn blog a besoin nécessairement d’être « alimenté » par des publications régulières. Malheureusement, comme vous le constatez, je passe quelquefois plusieurs jours, voire plusieurs semaines sans publier un seul article sur ce blog. Pourtant les sujets ne manquent pas. Ils sont cumulés sans être publiés et le temps passe.

A Abéché, l’une des plus grandes villes du Tchad, il n’existe qu’un seul Cybercafé dont le débit est très faible et le coût élevé. Une heure de connexion coûte mille francs CFA, et le client ne peut même pas ouvrir sa boîte mail pendant ce temps. L’autre alternative, c’est la connexion « offerte » par les téléphonies mobiles via un modem. Cette alternative aussi un coût très élevé avec une qualité très médiocre. Lorsque je me connecte avec un mode, je ne peux même pas ouvrir une page d’accueil. Alors que l’on parle de service 3G et 4G (3e génération et 4e génération). J’ai l’impression que ce service ne fonctionne que sur les téléphones portables.

Il a fallu que je vienne à Ndjamena (près de mille km) pour pouvoir en parler, pour pouvoir publier certains articles.

Un soir, j’ai appelé un grand frère qui se trouve à Bamako au Mali pour lui dire bonjour. La première question qu’il m’a posée, c’est : « Ton blog n’est plus mis à jour, pourquoi ? Ton dernier article date de plusieurs mois alors que beaucoup de choses se passent à Abéché ».
Le grand frère me fait savoir qu’à Bamako, il possède une installation Internet chez lui, avec un haut débit. Et cela ne lui coûte que 150 000 francs CFA l’année, soit 12 500 francs CFA le mois et juste un peu plus de 400 francs CFA pour toute une journée. Aux Cybercafés de Bamako, une heure de connexion – haut débit – ne coûte que 250 francs CFA.
En termes de comparaison, au Tchad une heure de connexion coûte 1 000 francs CFA ; soit près de sept fois plus  qu’une heure de connexion à Bamako. Ainsi, mon pays reste parmi les pays dont Internet est le plus cher.

Quelle est la situation dans vos villes, dans vos pays ? Les blogueurs, êtes-vous confrontés au même problème ? Comment faites-vous pour alimenter vos blogs ? Laissez un commentaire au bas de cet article s’il vous plaît.