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Hassan Abdoulaye

Hassan Abdoulaye Hassan, Tchadien, journaliste dans une radio communautaire, artiste-comédien, promoteur culturel, Infirmier Diplômé de l'État.

Tchad : Désastre à Dourbali

La population de Dourbali, localité situé à 80 Km à l’Est de la ville de N’Djamena, vit dans un désastre suite à la pluie torrentielle qui s’est abattue le 15 juillet 2017. Cette pluie qui a duré huit heures environ a causé d’énormes dégâts. 

Des sinistrés déplaçant leurs effets

Plusieurs maisons et murs écroulés, laissant des centaines de ménages sans abris. Les habitants ont fait de leur mieux pour réduire le risque mais elle ne peut rien contre une inondation d’un mètre de profondeur surtout lorsqu’il s’agit des habitations semi-dure. Certains ont pu sauver quelques effets mais ne savent pas où les sécher. Des hommes, des femmes, enfants, des vieillards, tout le monde patauge à la recherche d’une terre ferme qui n’existe malheureusement pas.

Des sinistrés ne sachant où aller

On dénombre également  des latrines traditionnelles qui sont écroulées, complètement inondées, qui risquent d’engendrer des conséquences sanitaires. Si rien ne se fait, cette situation risque de faire plus des victimes collatérales, sans oublie une éventuelle épidémie.

Les sinistrés demandent au gouvernement et aux les bonnes volontés de voler à leur secours.

Cette localité riveraine du fleuve Chari subit presque chaque année des inondations

Tchad : Les épreuves de baccalauréat 2017 ont commencé ce matin

71 902 candidats composent le baccalauréat tchadien, session de juillet 2017, depuis ce lundi, 17 juillet 2017. Les filles représentent 32%, soit près de 1/3  des candidats. Ce qui n’est pas négligeable.  Ils sont repartis dans 71 centres d’examen sur toute l’étendue du territoire. Conformément aux reformes faites depuis l’année dernière, les candidats composent une seule épreuve par jour, donc six jours d’examen.

Le baccalauréat 2017 arrive dans une année scolaire perturbée à son début par la grève des enseignants. Les élèves avaient mis près de quatre mois à la maison avant de prendre le chemin de l’école. Ce retard doit avoir des répercussions sur le programme scolaire mais, les responsables en charge de l’éducation ont pris des dispositions pour réduire le risque. Le déroulement des épreuves au mois de juillet au lieu de juin en est l’une des conséquences.

Pour les quelques candidats que j’ai rencontrés à la fin de l’épreuve, le sujet est abordable. Il doit d’ailleurs l’être parce que vu pendant les cours et proposé par les enseignants eux-mêmes. Les candidats sont appelés à travailler dans la sérénité et le calme, et ne compter que sur eux-mêmes.

Signalons que le nombre de candidats cette année est réduit de 6,75% par rapport à l’année 2016.

Bonne chance à tous les candidats.

Tchad : Le réseau des jeunes du G5 Sahel s’agrandit

Les membres du réseau des jeunes du G5 Sahel, branche du Tchad, ont organisé une rencontre ce samedi, 15 juillet 2017, au restaurant « Le Crunch de Sabangali » à N’Djamena. Cette rencontre permis d’étendre le réseau sur d’autres régions du pays et intégrer plus de jeunes.

Après une brève présentation du réseau, les jeunes ont, tour à tour, pris la parole pour  parler de  l’intérêt de tous les jeunes à avoir une telle plate-forme pour œuvrer en faveur de la jeunesse et défendre ses droits. La paix et de la sécurité au Tchad, l’entreprenariat et l’emploi des jeunes, la scolarisation des enfants et surtout des filles, la protection de l’environnement sont entre autres les programmes dans lesquels va intervenir le réseau, commençant par la sensibilisation.

Cela a permis de rapprocher les jeunes qui ont pris part à la rencontre des jeunes des pays de G5 Sahel tenue à Bamako en juin 2017 et ceux qui ont pris part à la première rencontre de Bruxelles en juin 2016. Elle a également  permis de dissiper toute l’équivoque qui existait sur le réseau.

Bien que le réseau des jeunes de G5 Sahel soit né suite à la rencontre des jeunes organisée par l’Union Européenne en collaboration avec le Centre pour le Dialogue Humanitaire (HD) à Bruxelles, il n’est pas créé pour faire un bras-de-fer avec HD. Cependant, il peut collaborer avec HD tout en gardant son indépendance, élaborer son plan d’action, réaliser ses propres activités à travers le pays.

Alors tous les participants de Bamako et ceux de Bruxelles ont intérêt à travailler ensemble et élargir le réseau. Ainsi, il va y avoir une représentation dans chacune des cinq zones à savoir le Ouaddaï, le Borkou, le Kamen/Lac, le Moyen Chari et la ville de N’Djamena, avec une extension dans les autres régions du pays.

Etant donné que le réseau existe dans tous les pays de G5 Sahel, les jeunes du Tchad demande aux membres du réseau des autres pays de faire autant.

Tchad/Jeunesse: Restitution des travaux de G5 Sahel

Les jeunes tchadiens ayant participé à la rencontre des jeunes du G5 Sahel tenue à Bamako du 03 au 06 juin dernier ont restitué les travaux aux autres jeunes et aux autorités ce jeudi. C’était lors d’un atelier organisé du 12 au 13 juillet 2017, au Mercure Hôtel à N’Djamena.

Durant deux jours de travaux, les jeunes venus de cinq zones du projet à savoir le Ouaddaï, le Borkou, le Lac/Kanem, le Moyen Chari et la ville de N’Djamena ont passé en revue les défis et les solutions proposées par rapport aux thématiques qui touchent directement les jeunes tchadiens et ceux de l’ensemble de pays de G5 Sahel. Ces thématiques ressortent des discussions engagées avec les jeunes lors de la rencontre de Bakara au Tchad du 25 au 27 mai 2017 et celle du Bamako, au Mali. C’était donc une restitution à deux niveaux.

A Bakara comme au Mali, les thématiques abordées sont liées à l’éducation et la formation professionnelle, aux opportunités économiques et emploi des jeunes, à la participation citoyennes, et à la paix et la sécurité.

Concernant l’éducation et la formation professionnelle, il a été recommandé entre autre le renforcement de l’enseignement primaire de qualité et du niveau des élèves en organisant des cours de soutien par exemple, la création des centres de formation pour le renforcement des capacités des jeunes, la création des écoles de seconde chance pour offrir aux jeunes n’ayant subis aucun cursus scolaire ou eux ayant abandonné l’école très tôt, la répartition équilibrée des enseignants notamment dans les zones rurales, la lutte contre la corruption en milieu scolaire, la promotion la culture de l’excellence…

Par rapport aux opportunités économiques, les jeunes ont recommandé de l’allégement fiscale pour les jeunes entrepreneurs, la valorisation du potentiel d’emploi en milieu rural, l’éducation des jeunes à entreprendre dès le jeune âge, la promotion et la création des centres incubateurs afin d’améliorer le transfert de compétence et de favoriser l’insertion socioprofessionnelle des jeunes de la diaspora désireux de rentrer aux pays, et la mise en place des structures de formation, d’accompagné et d’orientation des jeunes, l’orientation et l’appui aux promoteurs du secteur informel…

Touchant le thème lié à la paix et la sécurité, les jeunes ont proposé l’organisation et le renforcement des activités culturelles organisées dans la région, la réaction et revitalisation des espaces d’animation pour les jeunes, de lutter contre la dégradation de l’environnement, la création d’un espace de dialogue entre les jeunes et les forces de défense et de sécurité, la transparence dans la gestion de la chose publique, la prise en compte des couches vulnérables, la sensibilisation des jeunes aux techniques d’adaptation aux changements climatiques…

Etaient présents à la rencontre les représentants du Ministère de l’Education Nationale et de la Promotion Civique, de l’Office National pour la Promotion de l’Emploi (ONAPE), de l’Union Européenne, du G5 Sahel et du FOSAP.

Ce rendez-vous a donc permis aux représentants des institutions de rencontrer les jeunes des différentes régions du pays, les écouter, comprendre leurs préoccupations, discuter avec les eux afin d’adapter leurs programmes en fonction des besoins de la jeunesse. C’était donc un échange entre les jeunes et les institutions, dans un dialogue important.

MALHEUREUSEMENT, LE MINISTERE DE LA JEUNESSE N’A VOULU ENVOYER AUCUN REPRESENTANT A CETTE RENCONTRE DES JEUNES. POURTANT, C’EST LE MINISTERE LE PLUS CONCERNÉ PAR LE PROJET. IL SEMBLE QUE TOUT LE PERSONNEL DU MINISTERE, DU MINISTRE AU PLANTON, EST INVITE A UNE RENCONTRE ; DONC IL N’Y A PAS DU TEMPS POUR LES JEUNES.

Toutefois, tout semble croire que la synthèse des travaux sera envoyée au ministère. Reste à savoir s’ils auront le temps d’au moins la LIRE.

Tchad : Baccalauréat 2015, les candidats se sont bien préparés

Les épreuves de baccalauréat de second degré ont commencé ce lundi (8 juin 2015) sur l’ensemble du territoire national. 78 625 candidats toutes séries confondues, répartis sur 92 centres d’examen à travers le pays, composent cet examen. La plupart des candidats estiment que l’épreuve du premier jour est abordable.

Révision_Baccalauréat

Cette année, les candidats, même si ce n’est pas la totalité, se sont quand-même bien préparés. Le soir, plusieurs d’entre eux prennent leurs cahiers et se dirigent vers les rues à la recherche de la lumière, de la tranquillité et d’un air un peu frais. Individuellement ou en groupe, les élèves révisent leurs cours, font des entraînements, des exercices, se posent des questions entre eux et à tour de rôle. Ils passent la nuit sur place ou rentrent tard. Ils cherchent tous à décrocher le fameux baccalauréat, la clé pour accéder aux études supérieures.

Cette année, le baccalauréat comporte plusieurs innovations, ce qui donne plus de chance aux candidats.

  • Le candidat ne compose qu’une seule matière par jour au lieu de deux. Ce qui leur donne plus de temps pour réviser leurs cours.
  • Une deuxième session sera organisée pour les candidats qui auront une note inférieure à 10/20 et supérieure ou égale à 8,5/20.
  • Un « certificat de fin d’étude secondaire » sera délivré pour ceux qui rateront le baccalauréat après la deuxième série d’épreuves (avec une note supérieure à 8,5/20).

Ce certificat n’est ni un diplôme de baccalauréat ni son équivalant. C’est l’équivalent d’une attestation de niveau Terminale qui permettra au détenteur de déposer son dossier pour être admis à certains concours et suivre une formation technique/professionnelle, exigeant un niveau de classe Terminale. Ceci étant, les attestations de niveau Terminale qui seront délivrées par les proviseurs des lycées ne seront plus valables.

Bonne chance à toutes les candidates et à tous les candidats.